Investissement et promotion immobilière


L’immobilier neuf...
en conjoncture favorable

Vu la croissance démographique actuelle et les prévisions à l’aune de 2030 ou 2050, les projets d’immobilier neuf continuent à fleurir en Belgique, dans et autour des principaux centres urbains. Ceux-ci sont soutenus depuis de nombreuses années par une conjoncture favorable, à savoir principalement des taux d’emprunt hypothécaire qui restent très bas (et qui ne devrait augmenter que d’un point maximum dans les deux ans à venir), tandis que la réalité boursière n’offre pour l’instant pas la même sécurité en matière d’investissement.

Dans ce cadre, on observe depuis plusieurs années un phénomène croissant: quand un immeuble (ou un quartier...) est en phase de construction, il est rapidement la proie d’une part toujours plus élevée d’investisseurs qui ne désirent pas occuper cette habitation, mais bien la louer. Les professionnels du secteur estiment que cette part frôle désormais les 50%. Ce qui explique notamment pourquoi un immeuble neuf n’est pas toujours pleinement occupé. Et ce qui inquiète aussi de nombreux acteurs, l’accès au logement devenant de plus en plus difficile pour beaucoup au profit des propriétaires investisseurs... qui risquent eux-mêmes de ne pas rentabiliser leur investissement si la conjoncture économique se retourne complètement.


Demande locative en hausse chez les jeunes

Les freins à l’achat de l’immobilier neuf sont connus et n’ont pas varié: prix du terrain en hausse, TVA à 21% (12,5% sur de l’ancien) et obligation pour l’acheteur d’apporter une part de fonds propres toujours plus importante. Alors que les parents contribuent désormais moins à l’achat d’une maison ou d’un appartement qu’auparavant, les jeunes ont désormais du mal à accéder à la propriété. Cela n’est cependant pas toujours perçu comme un problème, ces jeunes se montrant de plus en plus flexibles en matière de logement et d’emploi et ne raisonnant plus (suffisamment?) à long terme. Plutôt que de rembourser 1000 euros par mois en crédit hypothécaire, ils préfèrent en payer 600 ou 700 pour louer un appartement et garder la différence pour leurs loisirs. Ce phénomène ne vaut pas pour les maisons, la proportion des locataires y étant nettement plus faible par rapport aux acheteurs occupants.


Neuf et réalité “verte”

A noter enfin que, réalité “verte” oblige, les promoteurs font de plus en plus attention aux matériaux utilisés dans les nouvelles constructions. Un dernier argument qui devient désormais très important au moment du choix d’investissement, entre le neuf et l’ancien. Mais qui est battu en brèche par le fait qu’Ecolo est considéré (à tort ou à raison?) comme un parti refusant une expansion de la construction neuve. Une considération provenant cependant surtout de leurs opposants politiques, vu que l’immobilier neuf a également ses bons côtés, notamment en matière d’isolation et au niveau des performances énergétiques, l’un des chevaux de bataille des écologistes.