JARDIN CONTEMPORAIN

La pergola bioclimatique sort de l’ombre


Un bon vieux parasol est toujours utile, certes, mais est rarement pratique et en adéquation avec un jardin contemporain ou une terrasse en matière de design. La solution? La pergola bioclimatique, d’autant plus à la mode en Belgique qu’elle est un exemple de durabilité, tout en convenant parfaitement au climat tempéré et incertain de notre beau pays..

La pergola bioclimatique (ou “patio” dans le Sud de l’Europe), solution d’ombrage de forme cubique, composée d’une ossature constituée de poteaux (en aluminium, acier ou bois), est dotée d’un toit à lames orientables. C’est d’ailleurs ce qui la distingue des autres pergolas: son toit modulable. Elle peut être adossée à votre habitation ou être installée au milieu de jardin, en fonction de vos préférences et de la disposition des lieux.


Orientation manuelle ou électrique

Le principe est simple: vous donner la possibilité d’ouvrir et de fermer hermétiquement le toit, en tout ou en partie, et ce, sur un axe pouvant aller jusqu’à 150° en fonction des modèles. L’orientation des lames se fait de manière manuelle ou électrique (grâce à une télécommande). Par temps de pluie, de neige ou de forte exposition au soleil, vous pouvez refermer intégralement les lames, vous permettant ainsi de protéger votre mobilier de jardin ou de vous créer un espace d’ombre optimal. À l’inverse, si vous préférez laisser circuler l’air et profiter des rayons du soleil, vous pourrez ouvrir intégralement le toit. Si vous souhaitez avoir un espace complètement ouvert en toiture, optez alors pour les toiles repliables ou les top-screens motorisés.


Modulable

La pergola bioclimatique vous permettra ainsi de sortir de l’ombre dès que possible, comme bon vous semble. Celle-ci est très modulable, vous pourrez notamment y ajouter des stores latéraux afin de créer un espace confiné pour profiter pleinement de votre extérieur, y compris par grand vent, pluie, ou lorsque l’air devient plus frais à la tombée de la nuit. A noter que les modèles en aluminium sont les plus résistants au niveau de la rouille et des intempéries. Par ailleurs, l’entretien d’une pergola bioclimatique est simple et rapide, il suffit de nettoyer le système une fois par an avec des produits ménagers non-corrosifs.


Moins de 40 m2

Précisons que la pergola ne nécessite pas de permis d’urbanisme en Wallonie si elle est située à l’arrière de l’habitation et fait moins de 40m2, selon le Code du développement territorial (CoDT) en vigueur depuis le 1er juin 2017 en matière de vérandas/pergolas -le terme pergola n’étant d’ailleurs pas clairement explicité. Il existe seulement une condition au niveau de la hauteur, celle-ci ne devant pas s’élever à plus de 3,2 mètres si vous disposez d’un toit plat; 3m à la gouttière et 5m au faîte en cas de toiture en pente ou en double pente. Pour éviter tout problème en cas de doute, il est cependant préférable de s’adresser au service urbanisme de votre commune.

ECLAIRAGE

La lumière presqu’à l’œil


Sécurité, esthétique, personnalisation… Il existe plusieurs bonnes raisons d’éclairer son jardin. Mais cela a un coût. Pour éviter de se ruiner, il suffit d’opter pour les bonnes solutions et de suivre quelques conseils.

Prévention

Dessiner un plan d’installation n’est pas un luxe. Cela vous permettra non seulement d’optimiser le câblage, mais également de ne pas être esclave de celui-ci et de donner forme au jardin de vos rêves. Pour un éclairage d’ambiance, la basse tension suffit. Mais pour un éclairage fonctionnel, une alimentation via le secteur s’avère indispensable. Si vous n’êtes pas sûr de vous, optez pour un câblage provisoire. Songez aussi à ne pas frôler de trop près les nouvelles plantations qui, en grandissant, peuvent endommager votre installation électrique. Enfin, confier son projet à un architecte d’extérieur ou à un conseiller en éclairage peut sembler une dépense inutile, mais permet d’éviter certaines erreurs lourdes de conséquences pour le portefeuille…


Ampoules LED ou énergie solaire

Oubliez les lampes dites “économiques”, à incandescence ou même halogènes, devenues obsolètes. Depuis un moment déjà, l’heure est au LED, que vous choisirez idéalement d’une intensité de 2300 K pour obtenir une lumière à la fois blanche et chaude.

Encore plus économique à l’emploi, l’éclairage à l’énergie solaire présente en outre l’avantage de se passer de câble, et peut donc être installé n’importe où dans le jardin. La durée de vie d’une lampe solaire dépend de la quantité de lumière du jour qui baigne ses capteurs. Par beau temps, son autonomie peut atteindre 6 heures. Mais en Belgique, il ne fait pas toujours beau…


Label IP: minimum 44

A long terme, l’installation la moins coûteuse est aussi celle qui dure le plus longtemps. Pour ce faire, les câbles doivent être enterrés et étanches. Au moment d’acheter vos luminaires, soyez attentif à leur label IP. Celui-ci se compose de deux chiffres qui vous renseignent sur leur degré de protection. Le premier est lié à la protection contre la poussière et les chocs : ne descendez pas en-dessous de 4. D’un maximum de 8, le second chiffre vous informe sur l’étanchéité du produit : un 3 prévient les infiltrations de pluies légères, un 4 des projections d’eau dans tous les sens. Le label IP d’une lampe de jardin sera donc de 44 minimum.


Automatique ou intelligent ?

Grâce à leurs capteurs photovoltaïques, les lampes automatiques s’allument quand la nuit tombe et s’éteignent quand le jour se lève. Mais il existe aussi des luminaires dotés de capteurs de mouvement, qui s’actionnent quand on entre dans leur champ d’action. Economiques, ces dispositifs sont aussi dissuasifs pour les éventuels intrus. Mais ils peuvent être déclenchés abusivement si votre jardin héberge de nombreux oiseaux, chats ou autres animaux. Enfin, réfléchissez bien à leur emplacement et orientation pour éviter de déranger vos voisins avec une pollution lumineuse intempestive.


Contre les intempéries

Pour une installation lumineuse complète et sérieuse, comptez 10% du budget de l’aménagement de votre jardin. Au moment d’acheter vos luminaires, ne rechignez pas sur la qualité des produits, qui seront exposés à toutes les intempéries, y compris en période hivernale, et “souffrent” donc pas mal. Assurez-vous dès lors de leur solidité et de leur protection contre les aléas de la météo (vent, pluie, gel,...) dès avant de les installer. Ce sera le gage d’une satisfaction de longue durée.